Une ère de stérilité dans l’air
Posted on July 8, 2009 · Laissez votre commentaire
Vous avez certainement entendu parler de l’histoire de Mme Suleman, cette femme qui a donné dernièrement naissance à des octuplés (ayant tous survécus) après s’être fait implantée 8 embryons dans l’utérus. Cette jeune mère de 6 (et maintenant 14) bambins avait une telle passion pour les enfants et voulait tellement fonder une famille nombreuse, qu’elle fit tout ce qui était en son pouvoir pour y arriver, après avoir essayer sans succès de procréer naturellement. Et oui, les termes de fertilisation in vitro et de stérilité sont des mots que l’on entend si souvent ces derniers temps que l’on se demande bien ce qui est arrive à la santé de nos systèmes de reproduction ? La stérilité, maladie du système de reproduction qui affecte la conception d’enfants, touche 6,1 millions d’individus à travers les États-Unis. Le diagnostic est établi là partir du moment où les couples tentent de procréer sans succès depuis au moins un an.
Il existe de nombreuses théories pour expliquer la stérilité. On accuse les pesticides et les hormones qui se trouvent dans les aliments que nous mangeons, les laits pour bébés à base de soja ou encore la combinaison de tout ces éléments ensemble. Et bien, une nouvelle étude menée conjointement par l’Université Brunel, les Universités d’Exeter et de Reading et le Centre pour l’Ecologie et l’Hydrologie, au Royaume-Uni, a publié des recherches qui peuvent apporter une pièce supplémentaire au puzzle de la fécondité en général.
Lors de cette étude, un nouveau groupe de produits chimiques a été identifié qui agissent comme des « anti-androgènes », c’est-à-dire qu’ils inhibent le fonctionnement de la testostérone altérant ainsi la fertilité masculine. Ce qui est effrayant, c’est que certains d’entre eux se retrouvent dans les médicaments, comme les traitements contre le cancer, contre l’insomnie ou encore antistress, les produits pharmaceutiques et dans les pesticides et les chercheurs suggèrent qu’ils sont également présents dans l’eau où ils peuvent jouer un rôle central en transmettant des caractéristiques femelles aux poissons mâles. Ces polluants sembleraient provenir d’une grande variété de sources et les découvertes renforcent l’argument que la perturbation hormonale décelée chez le poisson peut être mise en relation avec la recrudescence des problèmes de reproduction chez les mâles. Comme nous n’avons pas pour l’instant suffisamment d’informations pour tirer des conclusions, je répète que le mieux est de manger bio et de boire l’eau la plus pure que vous puissiez trouver pour garder un organisme sain et en bonne santé .Vos gonades vous remercieront.
