Les femmes influent aussi la fertilité masculine
Posted on July 7, 2009 · Laissez votre commentaire
On sait depuis longtemps que des femmes vivant en promiscuité, accordent leur cycles menstruels l’une sur l’autre et finissent par avoir toutes leurs règles au même moment. Mis en lumière il y a des décennies par Martha McClintock, ce phénomène est le premier exemple de l’existence des phéromones— signaux chimiques inconscients qui influencent le comportement et la psychologie — chez les êtres humains. Les phéromones sont des substances chimiques qui induisent des réponses comportementales naturelles entre les membres d’une même espèce, par l’intermédiaire de signaux olfactifs.
En rapport avec ce sujet, bien que beaucoup d’hommes se plaignent du méli-mélo émotionnel à vivre avec une femme (pensez à ce qui précède !), beaucoup d’entre eux qui vivent dans des maisons remplies de représentantes du beau sexe, ne voudraient pas une seconde échanger leur place et apprécient la douceur de la compagnie des femmes. Encore plus intéressant, la revue Science Daily a recemment rapporté que des expériences sur des souris avait révélé que vivre avec une femelle peut allonger la durée de la vie reproductive d’un mâle de plus de 20%, d’après une étude conduite par des chercheurs de l’Ecole de Médecine vétérinaire de Université de Pennsylvanie (mis en ligne le 22 Janvier dans le Journal Biology of Reproduction).
Apparemment, l’effet des femelles sur l’environnement des cellules souches spermatogoniques a lieu au travers du système nerveux et endocrinien de l’homme, mais d’autres systèmes sont très probablement impliqués. Quelle est l’importance de ce changement ? Une baisse de la fertilité précoce de six mois chez des souris mâles « célibataires » par rapport aux individus mâles qui avait une compagne a été enregistrée. Ces études sont en fait d’une très grande importance pour la préservation de la fertilité masculine dans le monde sauvage et dans les troupeaux et peut-être même parmi les populations humaines. Imaginez un traitement qui consisterait à mettre les hommes ayant une baisse de fertilité dans des maisons remplis de femmes ! Bien que l’on ne sache pas encore si cette influence des femelles existe dans d’autres espèces, on sait déjà que la femelle modifie fortement une variété de réactions au niveau de la physiologie et de la psychologie masculine. Aussi différents que nous puissions être, il s’avère que nos hormones, nous influencent les uns les autres ! Une découverte absolument fascinante digne d’être approfondie, c’est certain !
