Les effets du café, surprise!
Posted on July 7, 2009 · Laissez votre commentaire
Je suis toujours surprise quand les scientifiques découvrent qu’un aliment à un effet positif sur l’un des deux sexes et produit l’effet inverse sur l’autre. Un exemple en est donné dans une étude sur la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot. A titre de rappel, la maladie de Charcot ou SLA est une maladie mortelle qui endommage les principaux neurones du cerveau et de la moelle épinière. Elle entraîne une paralysie progressive des muscles volontaires et le plus souvent la mort dans les cinq ans suivant son apparition. Découverte il y a environ 100 ans, ni cause, ni remède n’ont été trouvés à cette maladie. Les scientifiques pensent que différents mécanismes jouent un rôle dans son développement, et parmi eux le stress oxydatif. Un des facteurs environnemental de l’apparition de la maladie est l’alimentation, et du fait que le stress oxydatif est un élément déterminant dans l’ALS car il endommage les cellules, les antioxydants sont un élément important à examiner dans le cadre de cette maladie. Le café, qui est l’un d’eux, a retenu l’attention car c’est un antioxydant alimentaire puissant avec une capacité anti-oxydante beaucoup plus importante que le cacao, les thés noirs, verts ou à base de plantes. Cependant le café contient différents composé, le plus important étant la caféine qui n’est pas toujours bonne pour tout le monde, et de l’acide chlorogénique, un polypohénol bénéfique au système immunitaire
Des études précédentes ont montré les effets positifs du café, de la caféine et d’une supplémentation en acide chlorogénique sur le stress oxydatif et le processus de mort cellulaire qui lui est associée et actuellement une nouvelle étude sur le rôle d’une intervention par le biais d’un régime alimentaire se focalise sur le café. Les chercheurs ont examiné l’effet du café, de la caféine et d’une supplémentation en acide chlorogénique des marqueurs du stress oxydatif chez des souris mâles et femelles porteuse de la SLA. Ils ont alors découvert que le café était apparemment bénéfique pour les sujets mâles chez lesquels il réduisait le stress oxydatif et la mort cellulaire, en augmentant les antioxydants mais sur les sujets femelles, la caféine se révèlerait nocive. Les chercheurs recommandent donc que les femmes atteintes de cette maladie limitent leur consommation de café, ou se tournent vers les produits décaféinés qui contiennent des antioxydants mais peu de caféine.
